• Chapitre 1 : Revenir à une vie qui ne sera plus jamais comme avant.

    Hello 


    Après beaucoup de temps à ne plus avoir d'inspiration et à avoir une flemme pas possible d'écrire - Gomen'nasai - je vais modifier un petit peu ma fiction !    

    J'ai décidé d'y mettre quelque scène érotique - lemon - que je mettrais en une couleur voyante - rouge - et que j'annoncerais au début de ladite scène.

    Le style d'écriture sera un peu différent : les dialogue seront annoncés pas des tirets ( - ) et non par des prénoms ( Ai: ... ) et les smileys seront absents.


    Enfin, sachez que les sublimes et sexy garçons d'Amour Sucré seront toujours présents ! 


    Voilà ! Passer un bon mement à lire mes écrits et je n'ai qu'une chose à dire : Enjoy and coment 



  • - C'est ici, mademoiselle Suki.

    Je jette un regard à l'avant du taxi dans lequel je me trouve. Le chauffeur est retourné vers moi et ajoute avec un sourire discret:

    - Cela vous fera quarante trois euros cinquante, s'il vous plaît.
    - Bien sur.

     Je prends mon sac noir qui étais posé à côté de moi, sur la banquette, et en sors un porte feuille assortis. Je l'ouvre sous les yeux gourmands du conducteur qui écarquille les yeux devant les cartes brillantes qui s'alignent dedant. Je choisis la dorée et l'agite sous son gros nez rouge.

     - Merci bien.

    Il l'insère dans la petite machine.

    Une fois que j'ai fait le cde et que le bonhomme m'a rendu ma carte, j'ouvre la portière et pose un pied sur le trottoir. Je jette un coup d'oeil à mon appartement. Il n'a pas changé, et pourtant je me sens si nostalgique...

    - Voulez-vous que je vous aide à monter vos bagages ?

    Je me retourne et soupire, agaçée. Cet homme compte-t-il me soutirer de l'argent une seconde fois ?

    - Non merci. Je me débrouillerais.

    Et sans un seul regard pour lui, j'ouvre le coffre du véhicule et en sors mes valises. 

    Une fois que lui et son taxi sont partis, je souffle et regarde les quatres valises. Finalement, j'aurais peut-être dû accepter, quitte à payer un supplément...

    Je m'assoit sur l'une d'elle, sort un paquet de cigarettes et dégaine un de ces cônes cancérigène. Je l'allume et en tire une bouffée, puis mes pensées reviennent au début des vacances d'été, il y a quatre mois...

    Nous étions en route pour un petit village de vacances appelé les Cèdres, à Grasses. Je n'en ai jamais vu la couleur. Mons père conduisait et ma mère lui hurlait dessus avec de grands gestes. Moi, j'avais vissé mes écouteur sur les oreilles pour échapper à leurs disputes devenues quotidiennes. Alors que nous avions roulé quatres heures non-stop, mon père tourna le volant d'un coup, surement un accès de fureur. Un accès de fureur qui lui fut fatal, à lui et ma mère. En moins d'une minute,  nous tombions dans je ne sais quel fleuve. Ma mère a hurlé, mon père a écarquillé ses yeux et les larmes ont envahies les miens.
    Puis autour de moi, plus rien ne fut que de l'eau. Elle me rentrait partout : dans les yeux, le nez et la bouche. La pression menaçait de faire exploser mes tympans et le manque d'air me brûlait les poumons. Dans un élan de survie, j'ai ouvert la portière et battu des bras et des jambes pour, enfin, crever la surface du fleuve. J'ai prit une grande bouffée d'air et ai nagé jusqu'au rebord du fleuve. Puis plus rien.

    Encore plongée dans mes pensées, je ne vois pas le garçon qui s'approche de moi. Il s'arrête me regarde.

    - Excuse moi, m'apostrophe-t-il, je peux en avoir une ?
    - Bien sur.

    Je lui offre une cigarette et remarque son chien ; un beauceron.

    - Joli chien.

    Il regarde sa bête et me sourit avant de murmurer un vague "merci" et de repartir.

    Je fixe son dos. Il étais plutôt mignon.
    Je lance un dernier regard à mes valises avant de me décider : je dois les absolument les monter jusque mon appartement. J'entre dans l'immeuble. Rien n'a changé, le hall est toujours aussi blanc, il y toujours la gardienne qui trie des papiers, assise derrière le guichet d'accueil. En entendant quelqu'un entrer elle lève les yeux et lâche son stylo.

    - Ai !

    Elle fait le tour du comptoir et me serre dans ses bras. 

    - J'ai appris ce qui est arrivé à tes parents.

    Elle essuie les larmes qui naissent au coins de ses yeux et poursuit :

    - C'est horrible et sâche que si tu as besoin de moi, je suis là. D'accord ?
    - Oui.

    Je me frotte les mains, comme pour effacer la tristesse qui m'habite et lui demande :

    - Comment vont Nathaniel et Ambre ?

    Un sourire vient flotter sur ses lèvres.

    - Ils sont entrés en seconde. Au fait, je suppose que tu vas aller dans le même lycée qu'eux ?
    - Evidemment.
    - Tu sais, ils ont eu peur pour toi. Ils ont cru que tu t'étais faite adopter. Même lorsque je leur ai dit que non, ils en étaient sur. Je ne sais pas pourquoi...

    Je rigole un peu. Finalement, après quelques minutes à parler du passé et du futur, elle m'aide à monter mes valises. 
    Il est dix huit heures lorsqu'elle rentre chez elle après m'avoir invitée à manger chez eux. Comme avant. Je me souviens, qu'à cette époque je riais. Souvent. J'étais si joyeuse que je m'étais même fait de la peste incontestable du lycée - alias Ambre - une amie. Les garçons étaient mes adversaire au foot, Nathaniel mon professeur particulier et les filles des amies ou des confidentes. Sauf que plus rien ne sera comme avant. Peut-être que sans mon arme secrète - le sourire - mes amis me laisseront tomber, qui sait ? 

    C'est en ressassant ces souvenirs devenus douloureux, que je défait mes valises dans mon armoire déjà pleine. Juste après avoir déchargé mes bagages, je me précipite dans la chambre de mes parents, ouvre la penderie de ma mère et enfoui mon visage dans ses vêtements si fins... son odeur emplis mes narines et je la revois me sourire si tendrement. Puis mon père à ses côtés, qui m'ébouriffe les cheveux avec un rictus moqueur. 
    Une goutte d'eau perle de mes yeux. Je la laisse poursuivre son chemin jusqu'à ce qu'elle s'éclate sans bruit sur le sol, suivie de jumelle. Bientôt, je me laisse glisser à terre, vaincue par mes sanglots. Je hoquète, je renifle sans me retenir. Quatre mois que je n'ai pas pleuré. Quatre mois dans un hôpital miteux d'Auvergne. Quatre mois sans vie. Car je n'ai pas vécu durant ces quatre mois. Ce sont les pires de toute ma vie. 

    Quelques temps après, quand mes pleurs ont cessés, je vais dans la cuisine, ouvre le frigo et découvre avec bonheur que les courses que mes parents avaient fait avant les vacances sont toujours en place. J'attrape la nourriture périmée et la balance dans la poubelle. Il ne reste plus grand chose...

    Je n'ai cas aller faire un tour au café, après tout maintenant, je suis riche, n'est-ce pas ? Je sors donc de chez moi et me retrouve devant le café à peine dix minutes plus tard, Le Soleil Levant, mon café préféré. J'entre et aussitôt mon regard s'émante à notre table habituelle, à moi et mes amis. Ils sont là, fidèle au poste comme tous les jours de cours à dix-huit heures depuis l'année dernière.

    Mais ils ne me voient pas. Alors je me dirige au comptoir me commander un Coca, sauf que mon regard se pose automatiquement sur mes amis, que je détaille un à un.

    Violette, ou ma meilleure amie, se fait embêter par un Alexy hilare. Nathaniel tente tant bien que mal de calmer Dajan, qui menace de frapper une Kim interessée par la vie des fleurs, racontée par Jade. Armin, plongé dans sa console de jeux, ignore royalement Peggy qui essaie de lui soutirer des infos sur je ne sais quel sujets. Iris et Melody regardent attentivement le carnet dans lequel Lysandre griffonne un poême ou une chanson.

     Plus loin, un groupe de trois filles discutent en exhibant leurs vernis aux couleurs un peu trop chatoyante pour des lycéennes et rient fort. Ambre, Lee et Charlotte, alias de super amies pour moi et le Trio Infernal pour tous mes amis - sauf Nathaniel, son frère - font toujours aussi niaise, mais c'est ce qui fait leur charme. Non ?

    Et toujours seul, accoudé au comptoir, Kentin qui sirote une bière.

    Et moi, qui normalement suis avec un des trois groupes, je me retrouve seule à boire un Coca. Personne ne semble avoir reconnue celle que je suis devenue : déjà, je me suis fait une nouvelle coupe de cheveux. Châtains et bouclés auparavant, il sont maintenant rouge brocart et lissés à la perfection, et mon front qui étaient dégagés est à présent recouvert d'une frange bombée qui tombe juste au dessus de mes yeux bleus électriques. De plus, je porte un berret noir pour tenter de me cacher.

    Au bout de quelques minutes à me concentrer sur ma paille, je sens un regard insistant dans mon dos. Quelqu'un me regarde. Je me retourne vers Ken, puis le Trio Infernal et enfin mes amis. Tout le monde rit, sauf Lysandre, qui est retourné vers moi. Ses yeux sont joyeux et un sourire se dessine sur ses lèvres, qui se mettent à bouger. Malgré la distance qui nous sépare, j'ai bien compris ce qu'il a dit. "Ai, tu es revenue". Tout le monde se stoppe d'un coup et regarde dans ma direction. Je suis découverte.

    Certains comme Lysandre, Violette, Iris, Meloy et Peggy me reconnaissent tout de suite, et les autres mettent plus de temps. 

    Violette se lève et se précipite vers moi pour se nicher dans mes bras, que je referme sur elle. Pour la première fois depuis quatre mois, je souris. Il suffit que ma meilleure amie si fragile et si timide se jette dans mes bras pour que mon coeur sans vie se remette à battre de bonheur et me murmure narquoisement : " Je te l'avais dit."


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